Comme tous les matins
Ca faisait un petit moment que je réfléchissais à cette nouvelle. J'ai trouvéla fin l'autre jour. C'est trés court, mais c'est largement suffisant pour l'histoire. le titre est "comme tous les matins"
"Tous les matins c’est la même chose. Le réveille sonne à 7h, mais elle ne se lèvera pas avant 7h30, lui permettant ainsi de dormir un peu plus. Elle surveillera quand même son portable toutes les 5min, et, quand l’heure devient trop avancé elle se dit « je dormirai plus ce soir ».
Elle se lève, va allumer la cafetière pour qu’elle chauffe, prépare les dosettes, et met le bol en dessous sans réfléchir, elle lance le café et se dirige vers la salle de bain. Elle enlève ce qui lui sert de pyjama, et au détour d’un regard s’observe dans le miroir. Décidément rien n’a l’aire de changé. Le même corps tout les matins, dans le même miroir, toujours aussi difforme à ses yeux.
Après plusieurs minutes à trainer elle se met en chasse de ses vêtements, et finalement décide de mettre le même pantalon que la semaine précédente. Pourquoi changer ses habitudes ? Pourtant ce n’est pas les vêtements qui manques, mais cela, ils ont un plus.
Une fois habiller elle se dirige à nouveau vers la cuisine se coupe deux tranche de cake, c’est tellement bon mélangé au café. Elle emporte le tout vers le salon et là mange, seul, sans télé, ni ordinateur. Elle ne réfléchi pas. Rien.
A 8h13 précise elle s’élance dans l’escalier qui la dirige vers la sorti. Comme tout les matins. Elle rentre dans sa voiture, écoute la radio, et, comme tout les matins, le temps de rentrer et s’installer le feu derrière sa place de parking est passé au vert. Comme d’habitude personne ne la laissera passer.
Une fois au travaille, à 8h30, elle doit afficher ce faux sourire qui fait croire à tout le monde que tout va bien. Elle doit dire bonjour à tout le monde sans exception pour éviter de vexer quelqu’un. Elle a déjà reçu un sermon là-dessus par sa patronne.
Les heures passent et quand elle en a marre de l’écran elle se dirige machinalement vers la cafetière. Et quand la cafetière lui fourni trop de caféine c’est le solitaire qui fera passer son temps.
12h, elle est prête à partir, à se relancer dans les embouteillages. Selon les jours, selon son humeur elle met la radio. Ou préfère se plongé dans ses pensées. La douceur du printemps à pris soin de chauffé sa voiture. Et doucement lui rappel la dispute de la veille. Plus ou moins violente selon les jours, elle rêve d’une vie meilleure, d’un monde moins laid.
Arrivé chez elle, elle ouvrira tous les placards mais à la vue de toute cette nourriture entassé elle préférera une petite salade. Elle fait attention a sa ligne après tout. Comme tout les midis elle mangera seule, sans télé, sans ordinateur.
Il lui promet toujours d’être lever, mais quand elle rentre il dort. Elle ne se fait plus d’illusion. Sa salade finis, elle grignotera un petit biscuit, ou encore un bout de cake. Juste pour le plaisir de se contre dire. Comme tout les midi elle attendra seule qu’il se lève, mais comme tout les midi il ne se lèvera pas.
Deux heure moins le quart, elle est a nouveau dans sa voiture. Et comme tout les après midi, comme a chaque fois qu’elle est sur cette route, elle va se faire couper la route, elle se mettra en colère, mais n’émettra pas un son.
A nouveau à son travail, elle rejoindra un de ses collègues qui finis son repas. Elle lui préparera son café, et boira le sien. Comme tout les après midi. Elle reprendra alors son travaille, qui comme tout les jours lui donnera l’impression de ne pas avancer.
Là encore elle enchainera les tasses de caféine. Comme tout les après midi elle trouvera e café trop amère et mettra une cuillère de sucre. Elle fera trois tours et le sirotera pendant une demie heure devant son ordinateur. Elle passera une heure sur internet, et finira sa journée sur le solitaire. A 17h 45 elle prendra un quart d’heure pour ranger son bureau, reclassé ses dossiers, et, comme tout les jours de la semaine, elle ne partira qu’à 18h précise.
Comme tous les soirs, elle loupera le feu au bout de la route. Elle rencontra un camion mal garé sur la route. Elle rentrera en mettant le même morceau que les soirs précédant, chantera le plus fort possible, le cœur battant, essayant de trouver la cause de leur dispute de ce soir. Qu’est ce qu’elle a oublié de faire, qu’est ce qu’elle a dit de trop, qu’elle sera l’élément déclencheur. Ce petit jeu ne l’amuse plus. Leur amour n’existe plus mais elle reste.
Une fois garé, elle rentrera chez elle. Comme tout les soirs.
Ce soir là pourtant en entrant elle n’entendra pas le bruit de l’ordinateur et de la télé. Ce soir là l’escalier lui semblera silencieux, et très oppressant. Elle mettra la clef dans la porte, l'ouvrira.Encore une fois quelque chose n’allait pas. Pas de bruit de pas se précipitant pour l’accueillir, pas de bruit de console ou de conversation téléphonique. Rien. Elle fermera la porte. Elle posera son sac. Elle rangera son manteau. Comme tous les soirs. Elle se regarda dans le miroir de l’entrée. Et elle apercevra la porte mal fermer de la chambre.
Elle rentrera dans la chambre. Il sera là. Elle s’allongera prêt de lui. Elle se collera contre son corps froid. Elle le prendra dans ses bras, et ses larmes tomberont contre le matelas. Chaque larme lui rappelant ce qui s’est passé la veille. Comment à bout de nerf elle l’a mis à terre et comment elle l’a étouffé. « Plus jamais tu me toucheras » avait elle hurlait « plus jamais tu me taperas, plus jamais tu m’entends ! ». Au bout d’un moment il avait cessé de hurler, de se débattre. Au bout d’un moment il s’était calmer et était redevenu un homme gentil, calme. L’homme qu’elle avait aimé toutes ses années.
Elle avait alors enfilé ce qui lui servait de pyjama, dans la salle de bain, comme tous les soirs. Et comme tout les soirs elle s’était couché prêt de lui. Elle avait déclenché le réveille, et c’était endormi tranquillement. Comme tous les soirs."